GR-20 Nord - jour 2 | ALTORE - MANGANU

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MISSOGHJA et STRANCIACCONE - vue depuis le Col PERDU
A six heures je saute de mon sac de couchage. Au bout de 3 minutes - sac à dos - départ. Encore abruti par le manque de sommeil et le froid, mais content d’être à nouveau dans l’action. J’ai deux choses en tête - une omelette et une douche chaude à Tighjettu. Je descends le Cirque de la Solitude en vitesse. Et lorsque je
Grande barrière et Paglia Orba
me dit qu’il porte bien son nom ce matin - j’aperçois une silhouette venant d’en face. Un joyeux, petit homme d’une soixantaine qui me dit sa joie de traverser ces lieux ".. et pas la première fois..". Cirque derrière moi - j'attaque la descente. Croise deux, trois petits groupes et enfin - je suis là, où je devais être hier. Charlie, le gardien, est en plein
Refuge de TIGHJETTU
nettoyage - je discute quelques minutes, puis reprends la route pour la bergerie de BALLONE, vingt minutes plus bas. Pause - douche chaude et omelette - c'est tellement bon de réaliser ses voeux - même petits Happy Batteries rechargées - c'est parti pour le col de Foggiale en admirant la face E
Vue sur I CINQUE FRATI
de la reine de montagnes corses - Paglia Orba et derrière moi ; Cinque Frati - les cinque moines. Col passé - je trace direct en bâs, sans passer par le refuge de Ciottulu di Mori. Nouvelle
Vers le col de FOGGIALE
pause à Verghiu - j'avale une salade et reprends la route après une bonne heure de pause. Au Col Saint Pierre (Corse : San Petru), le vent souffle à m'arracher la tête et il fait pas chaud du tout. Je croise les vaches, les cochons et les derniers touristes descendant du lac de Nino. Arrivé au lac - je m'arrête quelques minutes pour
Capu TAFUNATU et PAGLIA ORBA
contempler ces lieux magnifiques. Au loin j'apercois un gars qui fait la même route que moi - et en vitesse. Une heure après - je touche à mon but d'aujourd'hui - le refuge de Manganu. Bien content d'avoir une place (le refuge est plein) - je discute un peu avec les gardiens puis me jette sur une grosse boîte de raviolis achêtée sur
Cochons au-dessus du col SAN PETRU
place. Eh oui, arrivé à 19H30 - il est trop tard pour le menu.. Je fais la connaissance du gars apercu au lac de Nino. Marc est un coureur parisien et c’est la deuxième fois qu’il fait le GR-20. Parti le matin de Asco il m’a doublé lors de ma pause à
Les arbres couchés sous le vent dominant d'ouest - col Saint Pierre (SAN PETRU)
Ballone. Comme moi, il est parti la veille de Calenzana. Bien equipé et bien décidé, il voudrais completer le GR en cinq jours - et c’est bien parti pour. Lorsque je retrouve ma place au dortoir - tout le monde est couché. Evidemment, comme toujours dans les refuges - ça ronfle, ça pue et ça pête à tout va.
Lac de NINO
La chaleur est tropicale. Je m’efforce de dormir. Mais deux heures plus tard - je suis debout. Hier trop froid, aujourd’hui - trop chaud. Je dois me faire vieux pour être aussi fragile. Je démenage avec mon barda dans la cuisine. Dehors il pleut des cordes et des gars tout trempés arrivent du bivouac, pour - comme moi - squatter le sol de la cuisine.
Lac de Nino - direction refuge de MANGANU
Il est deux heures du mat’. Trois heures plus tard, les premiers randonneurs nous reveillent - en nous marchant dessus - dans le but noble de préparation de leur petit déj’.


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